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Affichage des articles du janvier, 2022

Retour au bercail (ou presque)

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  Je suis rentrée hier dans ma vallée alpine. Le ciel y est d'un bleu violent, les sommets sont couronnés de blanc et sur la petite route d'accès à la maison, de larges plaques de glace vive s'accrochent au macadam là où les arbres font de l'ombre sur la chaussée. J'ai mis au lave-linge les draps, couverture et duvets qui sont restés dans le camion pendant plusieurs semaines et y ont pris un odeur d'humidité typiquement bretonne. J'ai remisé ma carte insulaire dans une boîte fourre-tout où elle se fera une place parmi les petits objets insignifiants que l'on garde en souvenir, et dont un seul effleurement du bout des doigts fait remonter un visage, une odeur, un goût unique du fond de la mémoire. J'ai rangé les vêtements d'été, les maillots de bain chinés chez Keelie, les livres que je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter à la Veilleuse, et tout un tas d'objets qui seront désormais pour moi les marqueurs de cette demi-année belliloise...

Dernière ligne droite

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  Ce matin, je me suis gelé les mains en allant à vélo à Bangor. Finaude que je suis, j'ai déjà rangé une partie de mes affaires dans le camion, palmes, serviettes de plage, maillots de bain et... accessoires de vélo, dont les gants. J'ai eu la flemme d'aller fouiller au fond du coffre. Résultat, en arrivant sur la place du marché, j'avais les doigts bleus. Et je me suis souvenue que les deux bars étaient fermés. Soupir. Oui, j'ai déjà commencé à ranger les choses dont je pensais ne plus avoir besoin. C'est mon côté "prévoyance-stress-panique", le même qui fait que je flippe d'être dépendante d'un bateau aux horaires contraints, d'un rendez-vous Blablacar que j'ai peur de rater, ce traumatisme venant de je ne sais où qui me fait arriver une demi-heure en avance à un rencart et donc préparer mes affaires pour partir une semaine à l'avance. Car dans cinq jours, je serai partie. Je compte les "dernières fois". Demain, dernier...

Danser encore

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  Voilà. On a ajouté un chiffre à un nombre, et on a sauté de 2021 à 2022. Je suis assez hermétique aux périodes de fêtes obligatoires, à vrai dire. Le trente-et-un décembre n'est en rien différent du premier janvier, et la seule réflexion que cela m'inspire est que je vais encore me tromper pendant des semaines en mettant la date sur tous les documents, chèques, fiches de prescriptions et autres tableaux Excel. Ceci dit, j'ai passé un très bonne soirée de réveillon chez Hervé et Valérie, avec leurs amis, leur chaton branché sur le 220 et un gigot d'agneau de Belle-Ile cuit lentement au four, à se damner. Nous avons ri et bu, joué aux dés, écouté Bernard Lavilliers. C'était un bon moment, sans masque, hors du monde. Hier, j'avais déjà oublié qu'on était le premier janvier. En me levant fort tard, j'ai entendu l'océan. Ce bruit unique, perceptible depuis la fenêtre de ma chambre, qui me colle in petto un sourire idiot sur le visage. Ce roulement de to...